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Poussiéres d'étoiles
lundi 25 janvier 2010, a 14:43
La Rose d'Albi
 

La rose d'Albi
Pièce en un acte d'un vieux clown blanc

protagonistes Don Juan et Casanova .....

Don Juan
alors cher ami vous voici une fois de plus bien rêveur

Casanova
pourquoi ne le serais-je point ??

Don Juan
mon ami , vous me la baillez belle, souvent je vous retrouve les yeux dans le vague , allez dites moi ?? 

Casanova
vous dire quoi donc , que vous ne sachiez déjà ??

Don Juan
pas de faux fuyant je vous prie , pas entre nous 

Casanova
allons contentons donc votre curiosité 
vous souvenez vous de ce sourire charmant et ces beaux yeux noirs de cette chevelure qui flottait dans le vent ?? vous souvenez vous de ce portrait ?? 

Don Juan 
si fait mon ami , si fait et ??

Casanova
et bien ce doux minois enchante maintenant, le coeur d'un beau jeune homme

Don Juan
ha , le coquin , il prends ainsi jeune et jolie jouvencelle et me laisse sur ma faim, mais bon s'aiment ils , ces tourtereaux ??

Casanova 
ho que oui et c'est pour la vie 

Don Juan
alors buvons à leur bonheur festoyons et poussons quelques clameurs 

Casanova 
oui trinquons à leur bonheur, que cet amour soit béni 

Don Juan
dites moi ont ils des noms vos tourtereaux ??


Casanova
oui bien sur ,, ce beau et fort jeune homme se nomme Johan

Don Juan
et la jeune et belle jouvencelle ??

Casanova
là je ne vous dirai rien, je vous laisse sur votre faim
allez je ne vous donnerez que son nom de fleur
et je suis bon prince 

Don Juan
allez dites moi !

Casanova
c'est ma rose d'Albi et croyez moi elle est bien jolie

pour Carole et Johan

leur vieux clown blanc qui les aiment


Ozan

lundi 04 janvier 2010, a 09:51
Bien à vous mes belles...
 

Bien à vous mes belles


tel le papillon de nuit
dois-je aller vers la lumière
disparaître dilué par l'ennui
être piégé dans cet enfer

ou bien au contraire
avec les ânes, braire
parcourir le monde les yeux fermés
rien voir rien sentir rien toucher
rien entendre rien goûter rien aimer
rejeter comme un cancer la beauté

Non je ne le veux pas
refuse de marcher au pas
mon nez au cul du précédent
mon cul au nez du suivant
serai toujours dérangeant
serai toujours combattant

La Femme toujours aimerai
La Femme toujours défendrai
et je clame haut et fort
pour vous, les frileux les douteux
qui, à mes yeux valaient si peu
car vous êtes déjà si morts

Oui, devant l'éternelle beauté
genoux plierai, tête courberai
et sans aucun désir charnel
je dis: suis à vous mes belles!


Ozan

11/06

lundi 28 décembre 2009, a 15:00
Salâm à toutes et à tous
 

Depuis quelques temps, je recevais des mails venant d'une personne m'annonçant qu'il allait me plagier et prendre mes poémes à son compte , il l'a fait 


Grand bien lui en fasse , je sais que pour ma part mes textes sont de moi , et de personne d'autre , 

ce qui m'amène à constater , que quand l'on est petit et minable , on le reste quoi que l'on fasse ,, merci à tout ceux que me lisent 

Ozan 

jeudi 05 novembre 2009, a 17:17
Tu comprendras
 

Glisse doucement sur ma vie Ô temps ,
broie mes os et verse mon sang ,
fais de moi de la boue ,
tu ne tueras point mon amour pour elle

rape ma chair et mes os tu m'as jugé
oui piétine tout, enflamme le bucher
ne crois pas que tu seras le vainqueur
car tu n'est pas maitre de mon coeur

un jour tu ne seras plus le maitre
tout va bouger et renaitre
et ce jour là Ô temps
toi qui a tant mené de caravanes

tu comprendras enfin
que l'amour est LE DESTIN


Ozan
5.11.2009

mardi 13 octobre 2009, a 09:34
Je ne.......!
 


je ne crois plus en rien
j'ai même pas de chemin

j'ai pas de ciel et pas de roses
j'ai même pas quelque chose

j'ai juste ton amour
et c'est déjà bien ,

j'ai juste tes toujours
la chaleur de ta main

j'ai plus de jeunesse
rien que ma vieillesse
j'ai tout donné
sais même plus pleurer

je suis là et plus là
juste un grain de sable
qui roule et s'en va

j'ai juste çà , ton amour
si je le perds alors crois moi
on fera de mon corps du petit bois

j'ai rien pourtant j'ai tout
j'ai ton amour ,
et de toi je suis fou ....................

Ozan
12.10.2009

lundi 12 octobre 2009, a 10:32
Ton Chaton
 



Ton chaton

chaque jour j'attends avec impatience ton retour
j'entends ton pas léger mon coeur bat d'amour

la porte s'ouvre, je viens en ronronnant
je te fais fête je suis si content

tu me caresse, me cajole, me dis quelques mots
parfois je sens que ta journée à été dure
que tu as été confrontée à quelque idiot
du vent, de la pluie au mauvais goût de saumure

la soirée se passe doucement
je suis collé à toi , gentiment

comme chaque soir je me pose sur tes pieds
je sais que tu m'aimes, moi aussi je t'aime
mais si c'était possible, si je le pouvais
dans un sursaut de chat bohème

homme je deviendrais
et je t'aimerais

mais je ne suis que ton gentil compagnon
ton doux fidèle et ronronnant vieux chaton

Ton chaton

Ozan

mardi 08 septembre 2009, a 14:29
The Bellydance
 




lundi 24 août 2009, a 14:26
cadeau de ma yildiz
 




dimanche 09 août 2009, a 18:49
Un amour commun de la danse orientale
 




mardi 28 juillet 2009, a 11:16
Le Don d'ALLAH
 



Le Don d'Allah


il avançait sur un chemin
qu'il croyait exempt du malin

il était fort, fier, intransigeant
coeur de pierre, jamais ne pardonnant

il croyait vivre en dominant
il n'était que mort-vivant

un jour, il a subi le malheur
un jour, il a embrassée l'horreur

il est descendu, si loin, si bas
que l'enfer, de lui ne voulait pas

il a tendues maladroitement les mains
pleuré, quémandé, pour redevenir humain

elle est venue lui apportant la vérité
le goût de la vie lui a redonné

devenue sa soeur elle l'a gentiment reforgé
elle l'a rempli d'humilité et d'humanité

puis le temps à passé, doucement
apportant chaque jour, un contentement

et depuis peu, un don d'Allah est arrivé
son rêve, son espoir, sa vie, tout est réalisé

une fille magnifique lui a été donnée
d'adorables petits enfants si enjoués

B'tissam, sa fille adorée
Yazid, son petit-fils
Yasmine, sa petite fille
Aurélie, sa petite fille aussi

il a tout reçu d'Allah , il est heureux

J'ai tout reçu d'Allah, une soeur une fille des petits enfants
je sais que ma vie va, recommencer maintenant

je ne sais si je mérite ce don d'Allah
je ne sais si j'en suis digne
mais je ferais tout pour çà

Ozan

12.08.2006

samedi 18 juillet 2009, a 18:42
Sublime
 




mercredi 08 juillet 2009, a 11:11
Kiz kardesim icin
 



Je marchais tel un pauvre hère
sur un chemin pavé de misères

J'avançais, raide, et fier, pourtant
sur de moi, plein de contentements

Je ne voyais rien, ou ne voulait rien voir
me complaisant dans mes habits de foire

Je ne savais rien, alors que je croyais tout savoir
j'avançais tel un boeuf, issu du pire terroir

Je méprisais et ignorais tous mes semblables
me croyant plus fort, et certes plus qu'eux capable

Un jour j'ai déchanté, ma tète s'est courbée
surpris, moi le 'JE' mes larmes ont coulées

J'ai pliés les genoux, brisé d'un coup
rongé de haine suis, redevenu loup

Mais c'était sans compter sur l'amour
sur ce simple petit mot, si court

Elle est venue vers moi bras ouverts
son amour fraternel, elle m'a offert
ne m'as pas jugé, m'a juste aidé
à passer ce cap, ces méchancetés

Je lui doit tant, d'être là encore vivant
de pouvoir encore courir le temps

D'entendre le chant des oiseaux
le bruit tranquille d'un ruisseau

J'ose le dire, elle est mon empire
elle est noble, douce et généreuse
en moi, comme l'air que je respire
solide et certes pas peureuse

Comment se nomme t'elle me demandez vous ?
ben, c'est ma soeur voyons, mon coeur
mon étoile, mon Graal, mon tout
ma vie, le diamant qui illumine ma nuit

Mon voeux ?

Qu'elle soit là prés de moi
souriante, se tenant à mon bras
que je puisse vous dire

«Je vous présente Ness ma soeur,»

mercredi 01 juillet 2009, a 14:22
Ôde à une musulmane
 

Ode pour une Musulmane

toi ma joli musulmane
toi qui a conquis mon coeur et mon âme
tu m'as donné l'amour pur
tu m'as donné le bonheur

toi ma jolie musulmane
purement je t'aime et te bénie
purement je t'aime et te remercie
purement je t'aime et me voici

toi ma jolie musulmane
toi qui me guide
toi qui me rend fort
toi qui est ma lumière

toi ma joli musulmane
ne me laisse pas errer
dans ce monde brisé
donne moi ta main

toi ma joli musulmane
s'il le fallait, si tu me le demandais
joyeusement pour toi je mourrais
vers les pires supplices j'irais

toi ma jolie musulmane
toi qui a conquis mon coeur et mon âme
pose ton regard sur moi
délivre moi des infâmes

toi ma jolie musulmane
j'étais là seul, battu, usé
tu m'as tendue la main
ensoleillant mes lendemains

toi ma jolie musulmane
je te demande pardon
pour mes erreurs passées
essuie mes larmes de regret

toi ma jolie musulmane
je pars joyeux et heureux
vers ce pays où le ciel est toujours bleu
Je t'attends rejoins-moi si tu le veux

Ozan

lundi 15 juin 2009, a 14:45
Trilogie amoureuse
 


Elle a 18 ans , moi 60
Elle a dix-huit ans , j'en ai soixante
OUI et alors où est le mal
je l'aime, mais elle n'est point mon amante
je l'aime, oui et j'ai mal

je sais, vous trouvez cela dégoûtant
a la limite même répugnant

je m'en tamponne, je m'en fous
je l'aime, oui comme un fou

je ne pourrais jamais la toucher
j'ai pour elle trop de respect

pourtant, je vous dois vous avouer
que chaque nuit, dans mon intimité
je rêve de la posséder

je caresse ses longs cheveux
embrasse ses paupières
son petit nez
sa bouche, ses joues ses oreilles
mes lèvres parcourent son corps
baisent ses seins aux tétons durcis
son ventre plat
ses cuisses
son sexe
je la caresse, de mille et une manières
puis en elle je m'introduis
et à sa demande je jouis

oui voilà ce que je rêve chaque nuit

lapidez moi suppliciez moi tuez moi
rien ne me fera changer d'avis
arrachez moi la peau
en milliers de morceaux
je suis prêt à tout subir

d'elle je crève, d'elle je rêve
jamais plus de paix pour moi
des larmes, des larmes, du froid

oui elle a dix-huit et moi soixante
je rêve de ses mains sur moi
je rêve qu'elle, submerge mes émois

je rêve, je rêve, et j'en crève


JAMAIS

serai jamais ton amant
serai jamais ton homme

je t'aime, et te désire pourtant
jour après jour, caresses aprés caresses
suis ton esclave errant
ma douce belle et tendre Prenses

mais c'est, amour interdit
c'est pas bien, l'on dit
serai pas ton amant, monde pourri
c'est pas bien, j'ai admis

suis vieux, tu es si jeune
suis usé, fatigué, ridé
toi tu es belle, trop jeune
fallait décider, devait m'effacer
tu dois vers la vie t'envoler
ai pas le droit de t'enchaîner

alors moi qui ne sera jamais ton amant
cet amour dans mon coeur, l'ai enfoui
il est là , heureux, calme maintenant
il dort, il repose, mais point ne s'ennuie

jamais nos corps et nos coeurs réunis
n'illumineront, embellirons la nuit
jamais, tu seras dans mes bras gourds
haletante dans une couche aux draps lourds

oui moi, qui n'entendra pas ce cri
qui te fera d'une vierge, une femme
oui moi, je me le suis promis
moi qui brûle dans les flammes

même, si jamais nos corps emmêlés
ne ferons dans l'espace le dessin
de l'amour et du don enflammés
suis moi d'une chose certain

je vais lutter, gratter, comme un manant
une seconde, une minute, une heure
un jour, un mois, cumulés des ans
pour qu'un jour, dans l'ensoleillement

avec ton doux sourire, et ton regard aimant
tu dépose dans mes bras, ton premier enfant
tu sera Eve, je deviendrais Adam
alors mon amour pour toi défiera le temps

Pour toi je serais

le vent,
petit ouragan alizés ou bise
câlin froid chaud fort te caressant
sur ton front tes joues déposerai des bises
sur ton corps je me ferai chaud et même brûlant

Pour toi je serais

l'eau,
torrent rivière fleuve mer
je serais caressante ondulante
sur ton corps adoré je me glisserai
sans vergogne mouillerai ton intimité

Pour toi je serais

le feu,
étincelle puis incendie volcan
je te réchaufferai soleil je serais
ondoyant sur ton corps bronzé
te faisant déesse du temps

Puis un jour
Pour toi je serais

la terre,

celle que tu auras foulée de tes pieds bénis
celle qui t'auras portée ma douce Prenses
et un jour que j'espère lointain, très lointain
l'on me fendra tel un fruit carmin

ton corps béni entre mes bras sera déposé
lentement sur toi je me refermerais
ainsi, bien que notre amour fut réprouvé
nous serons amants pour l'éternité



Ozan

lundi 15 juin 2009, a 14:15
Söz veriyorum
 

Söz veriyorum


oui je te le promet ma soeur

par de tristesse pas de pleurs


juste des prières pour son bonheur

juste çà , des voeux des souhaits

bien sur j'ai un peu de douleur

tout çà ma soeur tu le sais


mais je te promet une chose

chaque jour, chaque rose

chaque pensée pour elle

sera douce dentelle


ma Yildiz Il me reste toi

un espoir fou et aussi la foi


je te promets pas d'être le plus fort

je n'en serais pas capable

je suis juste un homme

juste çà, rien de plus


Ozan


15.06.2009

lundi 08 juin 2009, a 11:25
Sevgili Kardesim
 

Sevgili Kardesim

Il est des moments de doutes
Des jours qui arrivent, noirs d'orages
Des heures entières, que je redoute
Des jours, où même le poisson ne nage
Oui Kardesim, j'ai peur de ces jours
Où je sais que malgré tout, tu me soutiens
Que tu penses à moi en fraternel amour
Que bien que séparés, il y a ce lien

Kardesim, revoir une fois ton regard d'Or
Pour que je puisse affronter la mort
Kardesim, revoir une fois ton sourire
Pour affronter enfin serein le pire
Mon coeur saigne, mon âme hurle
La rage, est là avec moi dans les hunes
J'ai mal Kardesim, de ce mal pourri
De ce mal qui me ronge, moi le maudit
Encore et toujours, l'on me jette à la figure
Les horreurs, les drames des années passées
Et je dois me taire toujours, moine en bure
Kardesim , pourtant moi j'ai rien fait
 
Ozan

lundi 25 mai 2009, a 11:12
Père, Mère , qu'avez-vous fait
 

Père, Mère, Qu'avez-vous fait


Père, Mère, qu'avez-vous fait
En ces sombres années

Enfant maudit, je suis
Maudit, maudit, ce mot me poursuit

Père, Mère, qu'avez-vous fait
Vous vous êtes simplement aimés

A un moment, dans un lieu
Dans le refus du milieu

Père, Mère, qu'avez-vous fait
A ma soeur et à moi la vie avez donnée

Sans penser aux conséquences
Faisant la nique à la bienséance

Père, mère, qu'avez-vous fait
Père est mort, soeur aussi, Mère m'a renié

Abandonné, seul, affamé d'amour
Mon âme hurle chaque jour

Malgré la charge des années
Enfant maudit, suis et resterai

Père, Mère, qu'avez-vous fait
Vous vous êtes simplement aimés

La mort n'enlévera pas l'étiquette
Je mourrais sans finir ma quête

Ma vie n'a servi à rien
Ma mort ne servira à rien

Jetez mon corps aux hyénes
Que leurs cris soient mon dernier poéme

Ainsi l'enfant maudit que je suis
Retournera chez son amie, la nuit

Ozan (octobre 2005)

samedi 23 mai 2009, a 15:58
Assez........assez..!
 



ASSEZ, de ce mot qui me torture
Assez, du bonheur, fausses voilures
du bateau de cette vie
où rien n'est permis

on nous fait croire à nous pauvres humains
à de jolies choses, à de beaux lendemains

Alors je vais lever l'armée
de ceux qui sont damnés
les oubliés, les esseulés
venez à moi, rejoignez moi
les réprouvés, les mal-aimés
les rejetés, les morts d'aimer

Piétinons ces 'heureux' qui nous narguent
Avançons ensemble, devenons l'armée du Mal
De ces champs fleuris, de ces rires qui cacardent
Faisons de tout çà, un noir et horrible bal

Brisons les enfin, ces 'joyeux'
Qu'ils deviennent des 'mal heureux'
Qu'ils souffrent enfin tout ce que nous souffrons
Broyons-les, ainsi à leur tour de rage ils hurleront

Mettons le froid, la haine, et la douleur
Là dans leurs esprits, et leurs coeurs
Et quand nous les auront enfin vaincus
Que du monde enfin l'amour aura disparu

Debout sur le tas de fumier
Devenu monde noir et puant
Je demanderais à ma vaillante armée
De m'éradiquer, deviendrait suppliant

Et j' hurlerai avant de périr de la main de mes amis
Ton nom mille fois béni, ma douce Princesse

Et si les enfers ferment leurs portes, ne veulent pas de moi
Si l'innommable refuse de supplicier mon âme aux abois
Alors j'en créerai d'autres plus terribles, au fond des immensités
Où, seul et désarmé, cadavre d'amour rongé

Je t'aimerais pour l'éternité

 Ozan

samedi 23 mai 2009, a 14:01
Berce moi
 




lundi 18 mai 2009, a 14:08
Le Menhir
 


Le Menhir

il est là, planté fièrement bien droit
pénis de la terre
gardien de l'envers, de l'endroit
immuable gardien de pierre

choucas, étourneaux, corbeaux
viennent souvent se poser
sur son épaule, et fienter
lui est content, çà le rend beau

c'est sa crème de beauté
parfois, même à son pied
un enfant vient uriner
ha ces petits, aucun respect

il a des tatouages partout
des coeurs, des noms, des angelots
et aussi des serments, d'amoureux fous
qui viennent s'appuyer sur lui, en sanglots

en a t'il vu et revu de ces couples heureux
s'embrassant dans son ombre complice
parfois même allant, vers ce doux supplice
et rejouer la pièce, celle du premier voeux

il est là bien droit,
veillant, gardien d'émois
garant, de l'ultime foi
garant, de l'antique loi

il n'a pas de visage
il n'a pas de nom propre
pas non plus de sourire
mais il est là, le Men-Hir

Ozan

dimanche 17 mai 2009, a 18:25
A ma soeur
 


doucement , lentement , coule en mon coeur
doucement , lentement, coule le bonheur
:
que ton nom sois béni
toi ma soeur pour qui
:
ma vie, est entière donnée
sans artifices ni de jamais
tu es ma soeur mon étoile qui illumine mon ciel
tu es ma soeur qui de mon âme enlève le fiel
sans toi je ne suis et ne serais rien
même pas le plus laid des chiens
:
et si des larmes coulent sur mes joues
sache qu'elles me lavent de toutes les boues

Ma chére soeur

vois ce ciel bleu , il est comme toi ,
il est là fidèle , si beau , si droit
tel un rocher de granit
tu es là ma soeur
des erreurs funestes tu m'évites
effaçant toutes mes rancoeurs

ta force, et ta joie m'emporte vers ces terres
uniquement réservées aux coeurs fiers
réservées à ceux qui savent conjuguer
sans aucune arrière-pensée le verbe aimer

ton frère Ozan qui t'adore

jeudi 14 mai 2009, a 18:53
Mère .. Pourquoi ?
 


Mère......pourquoi?

alors que vous comme moi
allons d'un pas lourd
vers nos derniers émois
vers ce murmure, ce chant sourd

nos âges respectifs
notre passé négatif
nous éloigne l'un de l'autre sans cesse
nous prive de simples caresses

alors en ce jour cent fois béni
hélas par la folie, la furie des hommes
qui au pire néant fut réduit
de notre livre relisons le premier tome

et là Mère à vos pieds , genoux plié
devant vous, moi votre enfant
je viens encore vous demander
mains jointes, coeur ouvert en grand

Pourquoi avez-vous cessé de m'aimer?


Ozan


13.10.2005

mercredi 13 mai 2009, a 13:56
Réponse aux enfants
 


Ah les questions des enfants

c'est quoi ceci ??
c'est quoi cela ??

piége à réponses
où l'on s'enfonce

dis papa t'as fait quoi quand t'étais soldat ??
ho c'est si loin , et çà te regarde pas

si dans les yeux des enfants on éviterai de ternir le ciel bleu
et que nous cessions de nous prendre pour Dieu

que nous cessions de prendre des vies
juste parce que on croit que c'est ainsi

alors peut étre que sur cette terre
oui peut étre refluerait l'enfer

mais en attendant ce jour mille fois béni
des soldats ont encore pris des vies

en attendant avec çà en moi planté
je dois vivre et aux enfants ne rien raconter


Ozan

 décembre 2007

vendredi 08 mai 2009, a 14:51
La Cohorte
 


La cohorte avance sous un ciel de plomb
mille et mille âmes en peine
milliers d'amours rejetés ou incompris
milliers de serments noyés dans les larmes

mais elle avance

parfois l'un d'entre eux vacille tombe et ne se relève pas
personne ne l'aide car les yeux de larmes sont embués
parfois un couple se forme et quitte la file
nul ne s'en soucie nul ne les bénit trop de jalousies

mais elle avance

parfois un cri jaillit un cri de détresse et de rage
sorti du fond d'un être en proie a cette douleur
cette sensation de mourir dans le feu de l'enfer
ce déchirement du corps de l'esprit

mais elle avance

oui la cohorte avance lentement serpent rampant
composée de tous ces amantes et amants délaissés
elle se traîne lamentablement ver immense
elle ne sait plus vers qui ou quoi elle va

mais elle avance

pourtant l'espoir est là au milieu de tous ces pleurs
oui il est là, pâle maigre affaibli mais bien vivant
on peut le mutiler, mais non point le tuer
car en chaque être composant de la cohorte il vit

J'avance

Ozan

novembre 2007

mardi 28 avril 2009, a 18:09
Rues de mon coeur ,,, vides
 


rues de mon coeur, vides
m'y proméne, clown livide
lampadaires, éteints
éclairent, plus rien

nuit, mon domaine
tiens par la main, haine
ensemble, avançons
chantons, triste chanson

plus joies, plus sourires
parfois, sale triste rire
rancoeurs, malheurs
méme plus, de fleurs

lentement, tristement
traine, les pieds lourdement
avance, vieux clown blanc
vers fin, vers testament

essayé , encore, et encore
résisté, à envie de mourir
à saloperie, dedans mon corps
veux pas, veux pas pourrir

jour aprés jour, vais
vers mort, vers paix
laisse, derriére moi
gens, plein d'émois

m'en veuillez pas
ai plus de forces
coeur, là qui bat
fond, de mon torse

est, comme ville morte
rues, toutes vides
ruelles, pleines cloportes
que, mange avide

vieux clown blanc

Ozan 2005

samedi 25 avril 2009, a 19:25
Le buisson
 

Le Buisson


Il fut un temps qui me parait si loin maintenant, où mon coeur ressemblait à un buisson de ronces.
Il n'attirait personne sauf, d'affreux oiseaux au plumage terne au chant si triste qu'il faisait grincer des dents ceux qui l'entendaient.
Le buisson grandissait lentement, s'enroulant sur lui même, se nourrissant de sa propre médiocrité.
Lissant ses épines, les trouvant belles, elles lui permettait de tenir à distance tout ce monde auquel il n'accordait aucune importance.
Un jour, une petite pluie tomba sur le buisson.
Dans chaque goutte il y avait, un peu de bonté, d'affection, d'amour, la pluie s'insinua tout doucement le long des ronces et, atteignit la terre aride où poussait le buisson.
Celle ci fut d'abord surprise par ce doux contact puis, trouva cela si bon qu'elle décida d'en faire profiter le buisson.
Il n'aima pas cela mais, il accepta de se laisser faire, que pouvait bien lui faire quelques gouttes d'eau.?
Mais, doucement il sentit grandir en lui un étrange bien être, ses épines tombaient les unes après les autres, le soleil le pénétrait, changeait tout ce qui l'entourait.
Ce qu'il voyait l'effrayait mais, lui plaisait.
Il vit aussi, trois merveilleuses jeunes filles qui le regardaient en souriant, elles semblaient attendre quelque chose.
Lentement, il se dépouilla de ses dernières épines, s'étala sous le soleil il lui semblait renaître, retrouver quelque chose qu'il avait perdu depuis longtemps mais il n'arrivait pas à savoir ce que c'était.
Il regarda plus attentivement les jeunes filles, leur beauté, la douceur qu'il voyait dans leur yeux, il pouvait sentir se poser sur lui leur affection, leur tendresse c'était comme un onguent qui le guérissait de toutes ses plaies, il se sentait neuf.
Timidement il commença à fleurir, oh de biens modestes petites fleurs, mais elles étaient là, les oiseaux au chant triste s'envolèrent laissant la place à d'autres au chant mélodieux, des papillons magnifiques vinrent lui rendre visite.
Les jeunes filles s'approchèrent elles lui demandèrent si il ne se sentait pas mieux ainsi il comprit alors qu'il avait retrouvé ce qu'il avait perdu depuis si longtemps et, se sentit effrayé, elles lui dirent qu'il ne fallait pas qu'il devait être fort maintenant qu'il avait retrouvé , l'Amour
Il se mit alors a bruisser doucement d'abord, puis de plus en plus fort comme si un vent furieux le secouait c'était sa façon à lui de chanter.
Depuis il chante et fleurit pour tout ceux qui veulent bien l'approcher mais, surtout il chante et fleurit pour les trois magnifiques jeunes filles qui lui ont fait le plus merveilleux des cadeaux; lui avoir fait retrouver l'Amour.


Ozan

Avril 2005


mercredi 22 avril 2009, a 14:45
Si tu avais été ma fille
 

Si tu avais été ma fille


je t'aurais aimée éperdument
j'aurais pour toi et ta maman
renversées les montagnes
creusée la terre pour vous donner
les plus beaux trésors

bébé, puis bambine,
ti bout, gamine
fille, puis jeune fille
j'aurais chaque soir
brossées tes cheveux
blonds ou noirs
me serait noyé dans tes yeux
comme dans ceux de ta mère

oui, puis tu aurais grandie
et un jour, qu'importe pour moi
que ce soit elle ou lui
en souriant tu m'aurais dis

papa, j'aime
je t'aurais dis
sois heureuse ma fille


et une dernière fois avant que tu nous quitte
j'aurais brossés tes longs tes beaux cheveux,
déposé sur ton front un baiser affectueux
et sur la pointe des pieds, tout doucement
je me serai retiré, ma fille, mon enfant

pour te laisser à ton tour, comme moi et ta maman
conjuguer le verbe, aimer, à tous les temps

voilà ce que je j'aurais dit si j'avais eu une fille


lundi 20 avril 2009, a 11:49
Le vieux clown est mort
 





le vieux clown est mort

il a dit sa dernière blague, fait son ultime pirouette
il a fait résonner encore une fois sa trompette
puis s'est retiré seul dans les coulisses
attendant que la représentation finisse

demain le cirque sera parti vers l'inconnu
laissant le vieux clown dans la rue
tas de chiffons posé là dans le caniveau
que débarrasseront les employés municipaux

ne craignez rien les enfants
des vieux clowns amusants
il y en aura encore et toujours
tant que durera l'amour

et si des larmes des yeux vous coulent
essuyez les très vite, et souriez
car comme la mer, saisi le sable de sa houle
ouvrez les bras et la vie saisissez

vendredi 03 avril 2009, a 15:10
Hijab
 



Hijab


Une salle, des gens, des livres alignés
Une table, ils sont deux assis face à face

Un homme aux cheveux blancs

Une jeune fille portant le Hijab

Ils parlent de tout et de rien

Lisent de la poésie

Discutent philosophie

Elle a son Dieu dans son coeur

Ils a les siens propres


Pourtant


Entre eux nait doucement

Une affection pure, sans taches

Quelque chose d'incomparable

Parfois, il pose sa main sur la sienne

Dans un geste protecteur

Parfois, c'est elle qui pose sa main fraîche

Sur sa main ridée par les ans

Leurs yeux sont brillants

Humides de la joie qui les animent

De se retrouver ainsi, de communier

Devant Dieu, ils sont devenus

Soeur et frère, ils sont unis


Les gens


Avides les imbéciles, les regardent

Avec des yeux plein de haine

Ils discutent à voix basse

Gloussent, médisent, cancanent

Vous avez vu 'çà' ce vieux avec cette jeune fille

Çà doit sûrement cacher quelque chose

En plus elle porte le voile islamique

Vous croyez que, qu'ils, vous voyez ce que je veux dire

De toutes façons il y a anguille sous roche

C'est écoeurant, comment est-ce possible ?


Eux


Ils n'ont cure des racontars

Ils ne les entendent pas

Ils vivent un rêve merveilleux

Leur Rêve


VOUS


Gens de peu d'honneur

Allez mettre votre triste figure

Contre les murs des pleurs

Cachez là votre triste hure

Et laissez les rêver à un monde meilleur


Voici


Main dans la main

Forts de leur amour fraternel

Ils avancent vers le soleil

Tel le vaisseau du désert

Ils laissent sur le sable de la dune

Une trace que seul Dieu reconnaît

Et qui ne s'effacera jamais

Ozan

samedi 09 mai 2009, a 14:16
Juste pour ton plaisir
 




lundi 04 mai 2009, a 17:47
Chaque jour, pour toujours, je l'écoute
 




dimanche 03 mai 2009, a 16:51
A mon ti frère , qui s'est otée la vie le 29.12.2006
 

c'est pas adieu ti'frère, c'est juste au-revoir
c'est pas la fin , ti'frère, courage tu vas voir

je t'ai quitté, t'avais cinq ans
je te retrouve t'as cinquante ans

tu ne dis rien , tu joue au chien
tu te caches , alors que t'as rien fait

ha bien sûr, t'as parfois joué au con
et t'as connue hélas la zonzon

mais maintenant je la connais
cette horrible, cette atroce vérité

oui ti'frèren je sais tout , de A à Z
et crois moi , j'ai la haine de A à Z

t'en fais pas ti'frère, t'es au paradis là
et personne crois moi ne le contestera

surtout, surtout t'en fais pas ti'frère
il est en enfer ton pourri de père
il y est et il supplie et il gémit
et bientôt, crois moi il sera rejoint
par celle qui a nom, ''notre mère''
et si il le faut ,, c'est moi qui la conduirai en enfer

allez ti'frère, à bientôt, enfin pas trop vite
et tranquillement on refera connaissance

au moins je sur que là où tu es gamin
tu feras plus bêtises, foutu crétin

ton frangin

Ozan (ernst)

Présentation
Ozan
la poésie , pour celles que j'aime , des étoiles qui guident ma vie , des anges , tout simplement

Aimer ?

C'est savoir ouvrir les bras pour accueillir, mais c'est aussi savoir les ouvrir pour laisser partir

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commentaire(s)
Si tu avais été ma fille fatima (05/01/2010 15:17)

j'ai aimé ce po...

Ôde à une musulmane mimi (12/11/2009 11:20)

j'ai aimé ce po...

Je ne.......! usagi (29/10/2009 18:29)

très beau texte moi...

Ôde à une musulmane poséidon (01/10/2009 17:13)

j'adore cette p...

Le Don d'ALLAH Sherezade (08/09/2009 14:28)

ce poème magnifique!...

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